Cancer du col de l’utérus : Vaccination et dépistage sont nécessaires

Cancer du col de l’utérus : Vaccination et dépistage sont nécessaires

Cancer du col de l’utérus : Vaccination et dépistage sont nécessaires 1400 933 GynécoMarseille
jeune fille se fait vacciner contre le cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus touche 3 000 femmes par an en France, et est responsable de 1 100 décès.

Afin de réduire de 30 % l’apparition et la mortalité des femmes due au cancer du col de l’utérus, le programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus vient d’être relancé. Car le cancer du col de l’utérus est l’un des seuls cancers dont le pronostic se dégrade avec un taux de survie à 5 ans en diminution.

Il s’agit là d’un paradoxe car il existe un dépistage efficace du cancer invasif du col par un repérage des lésions précancéreuses et cancéreuses ainsi qu’un vaccin anti-HPV (Human papillomavirus responsable des lésions) à réaliser dès l’âge de 11 ans jusqu’à 14 ans et possiblement à 19 ans en rattrapage.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 36 % des patientes ne participent pas au dépistage alors que le taux de non-participation est de 40 % au niveau national. Ce dépistage est réalisé par le recueil de cellules prélevées au niveau du col de l’utérus. Ce « frottis cervico-vaginal » est proposé à partir de l’âge de 25 ans jusqu’à 65 ans inclus tous les 3 ans. Cet examen est simple et non douloureux, même si une gêne peut être parfois ressentie. Il est réalisé en quelques minutes après la mise en place d’un spéculum. Ce geste peut être réalisé par une sage-femme, un médecin généraliste, un gynécologue, ou un médecin biologiste exerçant dans un laboratoire de biologie médicale.

Chaque année, 4 % (235 000) des frottis anormaux permettent un traitement des lésions précancéreuses chez près de 35 000 femmes. Dans cette situation, une prise en charge médicale simple et active va permettre d’éviter que les lésions précancéreuses ne deviennent cancéreuses et, en cas de cancer invasif, de permettre une prise en charge précoce améliorant très nettement la survie à long terme. Afin d’optimiser ce dépistage, le ministère de la Santé a décidé une prise en charge à 100 % de l’examen sans avance de frais si la patiente n’a pas réalisé de dépistage les trois dernières années précédentes. Il repose soit sur une participation spontanée, soit sur une invitation. Si la patiente n’a pas réalisé de frottis dans les trois ans précédant cet appel, une relance sera réalisée douze mois plus tard.

Ce programme a pour but d’élargir le dépistage et également de garantir un meilleur suivi des femmes présentant des résultats anormaux par un recueil des données.

Dr Jean-Philippe Estrade
GYNÉCOLOGUE-OBSTÉTRICIEN

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