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Prolapsus génital

Définition

 

Le prolapsus génital ou « descente d’organes » est une anomalie anatomique qui correspond au déplacement des organes pelviens (vessie, utérus et rectum) au travers de l’orifice vaginal. Cette descente est classée en plusieurs stades de 0 à 4 (situation normale à une complète hernie des organes pelviens). La naissance de ces troubles provient de la faiblesse des tissus du périnée (accouchements, âge, ménopause, obésité, antécédents d’hystérectomie)

 

Dans certains cas cette anomalie est responsable d’inconfort (Sensation de boule dans le vagin, impression d’un poids dans le bas ventre, tiraillement, rapports sexuels gênants) de constipation, de gêne à la miction et même de douleur. C’est seulement lorsque le prolapsus génital altère la qualité de vie qu’il peut être corrigé par une intervention chirurgicale.

 

Traitement

 

La chirurgie du prolapsus est une chirurgie délicate car le prolapsus génital peut réapparaitre (récidive) dans un nombre non négligeable de cas en raison de la faiblesse des tissus. Le traitement chirurgical comprend de nombreuses interventions, est peut être réalisé par deux voies d’abord : Par les voies naturelles (voie vaginal) ou par cœlioscopie (assistée par vidéo par des incisions minimes sur l’abdomen).

 

Le traitement du prolapsus par voie vaginale ( voies naturelles) permet un traitement adapté aux conditions anatomiques. La triple opération périnéale par les voies naturelles représentait l’intervention de référence, car elle associait la cure chirurgicale du prolapsus de la vessie, de l’étage moyen par une hystérectomie (ablation de l’utérus) et de l’étage postérieur (rectum). Une prothèse synthétique peut être mise en place. La tolérance des prothèses insérés par voie vaginale est bonne mais il existe entre 5 et 15% de complications : extériorisation de prothèse, décèlement, infection. Les indications de la mise en place des prothèses doivent donc être bien réfléchies : elles sont nécessaires en cas de traitement de prolapsus récidivant. Par ailleurs, les revêtements prothétiques entraînent une réaction locale vaginale qui peut être préjudiciable sur le plan sexuel chez les femmes sexuellement actives. Chez une femme en période d’activité sexuelle, ces éléments doivent être pris en considération et mis en balance avec le traitement coelioscopique. Par contre, chez la femme âgée, le traitement par voie vaginale représente la voie d’abord idéale à proposer du fait de sa facilité de réalisation et de son faible taux de complications.

 

La cœlioscopie ( promontofixation) permet de réaliser une suspension du vagin par attachement de prothèse au promontoire sacré (rachis lombo-sacré). Cette intervention réalisée au travers de mini orifices sur l’abdomen (vidéo assistance) donne des résultats équivalents à l’abord vaginal. Les douleurs post opératoires sont globalement diminuées du fait de l’utilisation de la cœlioscopie. Il existe une très bonne tolérance du matériel prothétique du fait du non ouverture du vagin.

 

Ces interventions permettent de corriger dans 80-90% des cas le prolapsus génital et donc d’améliorer la qualité de vie. Cependant les anomalies qui ont créé le prolapsus génital restent présentes après l’intervention (antécédents d’accouchement, effet de l’âge sur les tissus, obésité). On estime que 30% des patientes seront réopérées pour récidive au cours de leur vie.

 

Le type d’intervention varie en fonction du dossier de la patiente, des habitudes du chirurgien.

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