gynecomarseille.com mosaique
 
   imprimer la page

Anomalies anatomiques


 Malformations utérines


Les malformations utérines sont multiples : de l’absence d’utérus à la simple cloison séparant la cavité utérine, la mise en évidence reste difficile. La suspicion peut naître car la jeune adolescente ne présente pas de début de règles ou lorsque la jeune femme subit une infertilité, une succession d’accident lors des grossesses. La présence de douleur menstruelle et lors des rapports peuvent être évocatrice au début de l’activité génitale. L’association avec une malformation vaginale est fréquente.

En dehors de la grossesse. La malformation utérine peut être découverte dans le cadre d'un bilan pour :
- Une masse pelvienne douloureuse,
- Une absence de régles
- Une douleur précédent les régles
- Une stérilité.
L'anomalie découverte au cours de l'examen clinique peut être :
une absence de vagin
une cloison vaginale
une bifidité cervicale (col double)
l’absence de col
Pendant la grossesse, on y pensera devant :
- Des avortements spontanés à répétition
- Un accouchement prématuré
- Des présentations dystociques à répétition.


Schématiquement on distingue :
- Aplasies utérines +/- complètes (absence d’utérus) avec présences incomplètes des ovaires et des trompes. Syndrome de Rokintansky-Kuster-Hauser .
- Hémi-utérus : bicorne uni ou bicervical (utérus formé par deux cornes avec un ou deux cols)
- Utérus cloisonné : Cloison séparant la cavité utérine en deux, cette cloison peut être plus ou moins étendue
- Utérus communicants

L’étude anatomique doit être effectuée par une échographie si possible en 3D, associé à une hystérographie, une hystéroscopie, une IRM, une cœlioscopie peut être nécessaire.

Le traitement chirurgical est effectué par hystéroscopie pour les cloisons utérines, ce traitement doit être proposé dans les cas ou il existe des antécédents de fausses couches spontanées, d’infertilité, d’accidents lors de l’accouchement.


Béance vulvaire

La béance vulvaire est le plus souvent secondaire à un ou plusieurs accouchements, malgré le nombre important de patientes atteintes il existe peu de plaintes avouées, c’est encore aujourd’hui un sujet tabou.
Il s’agit d’un déficit de tonicité des muscles périnéaux qui provoque un relâchement de la fourchette vulvaire et une augmentation de la capacité vaginale. Le problème n’est pas anatomique mais fonctionnel, en effet certaines femmes peuvent se plaindre d’émission de gaz vaginaux lors des rapports (pets vaginaux), de diminution mécanique du plaisir sexuel également ressenti par le partenaire. La béance vulvaire peut aussi provoquer une émission vaginale de liquide après un bain (signe de la piscine).

Le traitement est avant tout préventif par la rééducation périnéale du post partum. Cette rééducation peut être réitérée.

Une intervention chirurgicale peut être réalisée réalisant une réelle chirurgie réparatrice. Cette intervention consiste à un rapprochement musculaire des berges vulvaires déhiscentes, le but étant la réalisation d’un renforcement musculaire et d’un rétrécissement de l’orifice vaginal à l’origine.

Hypertrophie des petites lèvres


Il s’agit d’une malformation isolée sur les petites lèvres qui sont très développées entraînant à la fois un aspect disgracieux et une gêne fonctionnelle dans la vie quotidienne mais aussi lors des activités sportives et sexuelles. La plainte se révèle le plus souvent à l’adolescence (sportive) ou lors du début de l’activité sexuelle.
Un certain nombre de patientes peuvent être très complexées, l’anomalie doit être quantifiée car il peut s’agir simplement d’un léger excès et la patiente peut être rassurée.
Dans le cas contraire une chirurgie réparatrice s’avère nécessaire, consistant à une exérèse du tissu en excès des deux cotés cette chirurgie nécessite une courte hospitalisation.


Malformation de la vulve et du vagin


Traitement d'une cloison utérine par hystéroscopie
<p></p>
  

Contact | Envoyer à un ami | Ajouter aux favoris | Mentions légales