Compléments à conseiller en cas de carence
Il est inutile de proposer de façon systématique des compléments en fer aux femmes enceintes. Ils ne profitent ni à la santé de la mère ni à celle du foetus et peuvent avoir des effets indésirables pour la mère (grade A). Dès le début de la grossesse, le recueil d’information doit permettre de repérer les carences martiales et dès lors de proposer un hémogramme.
L’apport de vitamine D durant la grossesse réduit les hypocalcémies néonatales. En l’absence de preuve suffisante quant à ses avantages, la vitamine D n’est pas systématiquement proposée aux femmes enceintes (grade A).La vitamine D est prescrite systématiquement aux femmes qui s’exposent peu au soleil ou en cas de port de vêtements couvrants ou de faible apport alimentaire et pour les grossesses qui se développent en hiver. Dans ces cas, une dose unique de 100 000 UI administrée au début du 6e ou 7e mois est recommandée lorsque la supplémentation n’a pas été entreprise dès le début de la grossesse.
Il n’y a pas d’argument pour proposer systématiquement une supplémentation en iode en dehors de populations carencées pour lesquelles cette supplémentation est efficace.
La supplémentation en calcium a un intérêt uniquement chez les populations carencées pour la prévention de pré-éclampsie (grade A).
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